Ça sent le burn out
3 janvier 2022, le renouveau d’une nouvelle année, de nouveaux projets. L’enthousiasme d’un recommencement.
Et un immense sentiment de trop plein.
Il est 7h, je me réveille la boule au ventre, j’ai envie de crier STOP. Je sens que je suis allée trop loin. Je me suis épuisée. Je frôle le burn out.
Voilà presque 5 ans que je travaille entre 60 et 70 heures par semaine. Mon activité est florissante. Mais à quel prix ?
Je suis victime de la pression sociale et de certaines croyances que je sais pourtant fausses. « Travailler beaucoup c’est indispensable pour réussir. », « Les gens qui font beaucoup d’efforts sont récompensés. », « Il faut se sacrifier pour avancer. »
Autant de phrases qui nous condamnent à travailler toujours plus, jusqu’à l’écœurement et l’épuisement.
Je me suis littéralement perdue dans ces precepts archaïques. J’ai lutté, me suis acharnée et me suis malmenée.
Pire les journées où je ne bosse que 6 heures, ce qui est rare, je culpabilise ! Je me sens nulle et bien peu courageuse.
Je suis entrain de sombrer.
Une alliée inattendue
Heureusement pour moi ma flemme est là, elle me rattrape à temps, m’avertit du danger et m’éloigne peu à peu du burn out.
En ce moment c’est ma plus grande alliée. Elle m’aide à réajuster mon planning et à prioriser.
Je suis donc en phase de redevenir ce que j’appelle une paresseuse efficace et assumée. Et sincèrement ça fait un bien fou !
Je teste de nouvelles stratégies. Stratégies que je connais et que j’avais petit à petit mises de côté.
Je veux retrouver ma paresse
Plus jeune je m’étais auto proclamée : « la fée cul lent ». Jeu de mot certes un peu foireux mais très parlant ! Un véritable nom de super héroïne ! Car oui si je m’écoute j’avance lentement.
Pire je fais la sieste presque tous les jours et j’adore les pâtes ! (Et les graines et les fruits…)
Et j’adore glander, me promener, voyager, prendre le temps de jouer.
Je crois que le fait de savoir prendre son temps est une force qui permet de vivre une vie plus épanouie.
Avant je savais savourer, prendre du recul, j’évitais la précipitation, les embûches. J’écoutais ma flemme et je me ménageais.
Il est tant de se reconnecter à mon amie la paresse. Qu’on l’appelle flemme ou paresse ce concept a une connotation négative. C’est pourtant un moteur incroyable quand il s’agit d’optimiser son temps.
L’optimisation
En tant que fainiasse qui se respecte je déteste travailler pour rien.
Dans un monde idéal tout ce que je fais ou presque doit me permettre de me rapprocher de mes objectifs ou me faire plaisir. Et ce qui est superflu est, quand je peux, purement et simplement éliminé. Je ne refuse pas quelques efforts, je les choisis en fonction de ce qu’ils peuvent apporter.
Je travaille donc le moins possible pour le maximum d’efficacité. On parle dans ce cas d’efficience, j’adore cette notion.
Le principe est très simple : on identifie ce qui nous emmènera le plus sûrement et le plus simplement vers nos objectifs. Le reste est mis de côté ou délégué.
J’ai longtemps su suivre cette idée, il me suffit donc de me le réapproprier.
Petit exemple : pendant mes études de musicologie il fallait prendre une option. Option qui n’avait rien à voir avec la musique et qui mangeait mon temps. Obligée de m’y inscrire j’ai choisi le portugais.
Je n’y ai jamais mis les pieds. Le 0 n’étant pas éliminatoire et le coefficient de la matière négligeable pourquoi se fatiguer ? L’effort qu’il m’aurait fallu pour ne serait-ce qu’obtenir la moyenne était bien trop important. Ce temps était mieux occupé à travailler mes compétences vocales et artistiques.
J’ai assumé mon 0/20 et obtenu mon année en compensant avec d’autres matières.
Une de mes questions fétiches est donc : « Comment travailler le moins possible pour un maximum d’efficacité ? ».
Choisir quand écouter la flemme
C’est tout un art de trouver le bon équilibre entre flemme et efforts. Mine de rien ça nécessite des compétences et une certaine forme de finesse. On se laisse vite happer par des tâches moins utiles et extrêmement chronophages. J’en ai fait les frais…
Et puis si on allège trop on risque de se planter. Si on élimine les mauvaises tâches de notre to do à rallonge on ira droit dans le mur.
Sans surprise mon ado préféré s’est emparé de cette stratégie. Vous pensez bien, en faire le moins possible c’est une religion à 14 ans !
Comme je le comprends, il a bien raison de tester l’optimisation. Mais… Car oui il y a un mais : trop d’optimisation tue l’optimisation. Réviser suffisamment et développer des techniques d’apprentissage optimisée c’est une excellente idée. Ne pas du tout réviser ne donnera évidemment pas les résultats escomptés.
Il apprend et je dois dire qu’il me donne quelques leçons. Il travaille assez peu certes mais a appris à cibler le plus important et à s’organiser pour maximiser son temps. Et pour le moment il s’en sort remarquablement bien.
J’entends déjà les critiques : « il n’apprend pas à faire les efforts nécessaires », « on fabrique une génération de flemmards », « le goût de l’effort se perd »… L’avenir nous le dira mais en attendant il semble heureux, confiant et épanoui. Et c’est bien là l’essentiel.
Se tuer à la tâche ne rend pas joyeux. Pourquoi passer sa vie à trimer si c’est pour ne pas avoir le temps de profiter ? Pourquoi s’épuiser et renoncer à une vie plus légère, moins contraignante ?
L’intelligence c’est aussi de ne pas se fatiguer plus que nécessaire. Et de faire néanmoins ce qu’il faut pour ne pas se retrouver coincé dans une vie qu’on n’aurait pas choisie. Le jeu est d’écouter sa flemme sans la laisser totalement inhiber nos actions. Juste choisir ce qui nous permet d’avancer, de se réaliser sans inutilement s’épuiser.
Car apprendre à être effiscient est une force d’une efficacité redoutable quand on souhaite avoir une vie épanouie.
On ne gâche pas son temps sur ce qui n’a que peu d’importance. On optimise, on choisit consciemment nos projets.
Et pour vous parmi tout ce que vous devez réaliser quelles sont les points les plus importants ? Ceux qui feront vraiment progresser votre activité ou vous ferons gagner du temps ? Ceux qui vous permettront d’avancer tout en vous ménageant ?
Moi c’est décidé je laisse s’exprimer une partie de ma flemme, elle va m’aider à m’alléger et à retrouver plus de sérénité.
PS : j’ai enfin lancé une newsletter où je partage tout : mes ressources préférées, des astuces bien trop méconnues, mes coups de cœurs et parfois quelques toutes petites blagues presque drôles parce-que bon ben voilà faudrait quand même pas oublier de s’amuser… Pour l’instant elle est gratuite et promis vous avez tout à y gagner.